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Ronflements et apnée du sommeil (SAS)

Les ronflements perturbent le sommeil de votre conjoint mais aussi la qualité du votre. Vous pourrez alors ressentir des réveils difficiles le matin, une envie impérieuse de sieste après le repas de midi, une somnolence le soir...

Plus dangereux, les ronflements peuvent s’accompagner de pauses respiratoires plus ou moins longues (Syndrome d’Apnée du Sommeil ou SAS). Le SAS peut être plus ou moins sévère : les temps de pause respiratoire entraînent des épisodes de diminution de concentration d’oxygène dans le sang (désaturation) et peuvent induire des conséquences cardio-vasculaires plus ou moins graves.

LES CAUSES DU RONFLEMENT ET DU SAS

  • Une origine dite " centrale " par perturbation de la commande respiratoire du cerveau.
  • Des origines dites " périphériques " par modification de facteurs anatomiques ORL :
    • l’obstruction nasale : celle-ci peut apparaître quand le patient est en position horizontale ; les muqueuses des fosses nasales (et en particulier des cornets inférieurs) se gonflent comme des éponges. C’est ce que l’on appelle une rhinite vaso-motrice (réaction allergique, toxique, climatique ou de stress)
    • voile du palais long et épais qui vient faire « clapet » sur la respiration
    • hypertrophie des amygdales
    • rétrognathisme inférieur et hypertrophie de la base de langue laquelle va chuter en arrière particulièrement quand le patient dort sur le dos

Certains facteurs sont aggravants par diminution de la filière respiratoire :

  • la surcharge pondérale,
  • l’alcool et certains médicaments (relâchement des fibres musculaires du pharynx),
  • le tabac et certains toxiques (augmentation de l’œdème muqueux)

LES EXAMENS FONDAMENTAUX :

La polygraphie ventilatoire et la polysomnographie ,étude plus précise de la qualité
du sommeil, sont les deux examens de base pour orienter votre prise en charge thérapeutique. Ces examens ont pour but d’étudier l’importance des ronflements mais surtout la longueur des pauses respiratoires, les éventuelles désaturations en oxygène et la position dans laquelle surviennent ces pauses et ronflements.

L’importance du SAS est mesuré par un index dit " Index d’Apnee Hypopnée " (IAH) ; plus celui-ci est important, plus votre SAS est sévère et dangereux.

On parle de SAS sévère à partir d’un IAH à 30 par heure.

LA PRISE EN CHARGE ET LES TRAITEMENTS :

La première consultation aura pour but de rechercher les facteurs anatomiques favorisant les ronflements et le SAS , ainsi que leur importance par les signes de somnolence que vous ressentez la journée. Une polygraphie ventilatoire ou une polysomnographie seront prescrites.

La deuxième consultation  : le patient revient avec l’examen prescrit.

L’ IAH est supérieur à 30/35 par heure : on propose en première
intention un traitement par une assistance ventilatoire nocturne.
C’est une machine (CPAP, PPC) qui vous aide à respirer la nuit en
contrôlant votre respiration grâce au port d’un masque relié à cette
machine par un tuyau. Un temps d’adaptation est parfois nécessaire
mais en cas de SAS sévère vous sentirez très vite un réel avantage.

L’ IAH est inférieur à 30/35 par heure : on envisage alors de corriger les facteurs anatomiques responsables et/ou de vous faire porter la nuit une prothèse qui va tirer la mâchoire en avant.

améliorer la ventilation nasale :

  • utilisation de produits locaux : corticoïdes nasaux locaux à prendre régulièrement mais éviter le risque de dépendance par l’utilisation de vaso-constricteurs locaux
  • cautérisation des cornets inférieurs sous anesthésie locale par radiofréquence, geste simple pouvant être répété mais non pris en charge par les caisses d’assurance-maladie.
  • correction d’une déviation de la cloison nasale et diminution de taille des cornets inférieurs par une chirurgie sous anesthésie générale en hospitalisation.

diminuer la longueur du voile du palais :

  • geste sous anesthésie locale par radiofréquence afin d’obtenir une rétraction et une diminution de longueur du voile du palais ; parfois deux séances sont nécessaires
  • geste sous anesthésie générale avec hospitalisation par chirurgie classique pour diminuer la longueur du voile, méthode plus radicale mais plus douloureuse.

diminuer la grosseur des amygdales :

  • par chirurgie classique (amygdalectomie) sous anesthésie générale avec hospitalisation
  • par plusieurs séances de vaporisation des amygdales par Laser CO2 sous anesthésie locale

modifier la grosseur et/ou la position de la base de langue ou de la mandibule :

  • la chirurgie de la base de la langue : geste chirurgical assez lourd sous anesthésie générale et en hospitalisation qui va diminuer la grosseur de la base de la langue
  • la chirurgie d’avancée de la mandibule dans le cas de rétrognathisme inférieur : geste chirurgical sous anesthésie générale en hospitalisation qui va replacer le menton et la portion dentée de la mandibule dans une position correcte, plus en avant, afin d’augmenter l’espace oropharyngé et empêcher la chute de la langue en arrière
  • le port de prothèse la nuit  ; ce sont des orthèses qui se placent sur les arcades dentaires pour maintenir la mandibule dans une position plus avancée afin d’augmenter l’espace oropharyngé. Plusieurs types sont proposés :
    • soit une orthèse standard que l’on adapte à vos arcades dentaires
    • soit une prothèse de rétention mandibulaire, orthèse fabriquée à la mesure de vos arcades dentaires grâce à une prise d’empreintes ; ces orthèses sont plus confortables, plus onéreuses mais bénéficient d’une prise en charge par les caisses d’assurance-maladie

A l’issue de cette deuxième consultation et après discussion des différents avantages et inconvénients des différentes solutions thérapeutiques, le médecin vous proposera la prise en charge la plus adaptée à votre cas. Un délai de réflexion vous est bien sûr donné et vous serrez amené à prendre rendez vous avec votre praticien pour l’exécution du traitement choisi.